25 juin 2017

ILES VESTMAN

Les Iles Vestman que nous avons admirées au soleil de minuit disparaissent derrière un rideau de bruine. 
Leur nom viendrait des irlandais qui se seraient approprié ces terres : "vestman", in english west men : les hommes de l'ouest.

¾ h de bateau pour rejoindre Heimaey dont l’entrée du port est bordé de falaises invisibles ce matin. Pluie incessante. Direction le musée ; nous sommes à tordre ! Un musée construit autour d’une maison à moitié engloutie lors de la dernière éruption de 1973. Tout tourne autour de cette éruption majeure dont une coulée de lave a envahi en partie cette petite ville. Pas de victimes, mais tous les habitants déplacés vers Reykjavik pendant les 4 mois qu’ont duré le phénomène. Une couche de scories de plusieurs mètres a enseveli tous les quartiers ouest.


Nous apprenons aussi qu’une nouvelle île est née dans cet archipel entre 1963 et 1967. Le lendemain de l’éruption en février 1963, l’île dépassait déjà de 2 mètres du niveau de la mer. 4 ans plus tard, à la fin de l’éruption, elle faisait 170 m de haut !! Aujourd’hui, elle est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco et n’est accessible qu’aux scientifiques.




Après une matinée volcanique, nous partons pour une promenade à la recherche de la vedette de ces îles : le macareux appelé ici le « lundi » !
Et voilà, nos premiers clichés de ces ravissants et drôles de petits volatiles, de la famille des pingouins.
  


Ils sont beaux n'est-ce-pas ??



 
Tout est dédié aux macareux dans la ville





Et puis, à la sortie du port, encore un clic-clac d’un groupe de guillemots de Troïl qui nichent à flanc de falaise.
Un vrai bonheur.


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24 juin 2017

SOLEIL

Commencée sous un vent violent, notre nuit se termine par un soleil et une douceur exceptionnelle (pour ici !) ce matin.
Sur notre route vers l’Ouest, des champs de lave s’étalent à perte de vue. Quel spectacle. De grosses « bulles » de lave recouvertes de mousse d’un vert jaune lumineux. On dirait le dessus d’une casserole de velouté de poireaux qui bouillonne. Et puis, au toucher, c’est doux et très très moelleux.






Promenade sur une langue glaciaire du Solheimajökull.  Étonnant paysage de glace et de poussière de lave noire dans un cirque verdoyant. Nous pouvons y faire quelques pas. C’est juste beau !




Le musée de Skogar nous offre à voir l’histoire des télécommunications de l’Islande. Le 1er opérateur mobile a été mis en service en Islande en 1983.
Du genre éco-musée, nous y visitons une minuscule et élégante église reconstituée avec des éléments de différents sites très anciens (16ème au 18ème). Les fermes de tourbes ainsi que l’école datent de la fin du 19ème. Il y a même la première maison de bois du secteur construite entièrement en bois d’épave.




Enfants sages ...

Curieux gants à 2 pouces... un de rechange quand le premier est usé !

Quelques maisons et ateliers traditionnels vestiges de la vie des paysans et des pêcheurs de la région. Un ptit topo aussi sur « nos » pêcheurs français.
  
Bivouac au soleil avec vue sur les Iles vestman.

23 juin 2017

C'EST L'HIVER !!

C’est le jour de Laki.
Super, on va se laisser faire. Un vieux car Mercedes 4X4 pour 8 touristes. On est bien !
Au programme, une halte au canyon de Fjardrargljufur. Puis, pause de plus en plus ventée, à la charmante et romantique cascade de Fagrifoss. 





Plus nous montons plus la route devient noire : scories de basalte… tout est volcanique dans cette région. Nous passons plusieurs gués, de plus en plus larges… sécurisant avec ce car rehaussé.
Arrivée à 700 m d’altitude à peu près.
Le site est un chapelet de cratères de 25 km qui ont explosé et provoqué en 1783 le plus grand déversement de lave de l’histoire de l’Islande. Ça a duré presque 1 an. 9000 morts, soit 20 % de la population. Famine. Une énorme catastrophe.
Aujourd’hui, le paysage a gardé sa noirceur, il recèle de profonds fjords, des fissures, mais aussi de doux vallonnements recouverts d’une « moquette » d’un vert tendre lumineux malgré le temps maussade.
Nous sommes accueillis par un déluge de neige, de violents coups de vent, une froidure hivernale… gla gla.
De notre car, nous tenterons quelques sorties refroidissantes pour quelques coups d’œil. C’est comme ça l’Islande !







Une partie du chemin de retour est impraticable à cause de gués trop profonds et tourmentés. Route retour idem, dans un décor démesuré.


Soirée technique, exceptionnellement au camping de Klaustur (lessive, sèche linge).

22 juin 2017

JOURNEE SANS PROGRAMME ...

Journée sans programme
Du coup, la malchance se charge de nous occuper ! L’appareil de chauffage et d’eau chaude a décidé de s’arrêter aujourd’hui. On sort la notice. François se remonte les manches. Quelques manipulations plus tard, ça se remet en route… mais ça veut plus s’arrêter ! On décide de laisser l’eau en chauffe toute la journée… à suivre.
C’est le moment de faire nôtre la devise islandaise : pelta reddast qui signifie « tout finit par s’arranger »

Direction office de tourisme de Kirkjubaejarklaustur (mêmes les locaux sont obligés d’abréger en « Klaustur »).
Nous nous renseignons pour faire une journée d’excursion en car à Laki, en passant par un canyon et une cascade paraît-il inoubliables. Mais on ne peut point y aller sans un 4X4 équipé de roues appropriées.
Trop tard, le car il est déjà parti ce matin. Et puis, c’est carrément cher. Alors on réfléchit.

Tic tac, tic tac, tic tac, tic tac… (c’est le temps de la réflexion)
Bon, tout le monde il est OK : nous prendrons le car demain matin à 9h.

En attendant, nous ferons un aller/retour à Vik 70 kms plus loin vers l’ouest.
Nous pouvons profiter de notre après-midi pour une grimpette (plus de 300 m de dénivelé) sur le rocher aux oiseaux au-dessus de Vik. Une splendeur qui nous offre un panorama sur une falaise en forme d’arche (style Etretat mais en roche noire).




Sur fond de champs de lupins

Nos amis Christiane et Patrick font l’ascension avec leur 4X4 because les chevilles de Patrick ont été malmenées dans la promenade d’hier.
Premier macareux !!

Cette virée se terminera par un coup d’œil aux orgues basaltiques de la plage de sable noir de Reynisfjara.
Pas de soucis pour les gués !!



Très chouette journée sans une goutte de pluie au moins pendant la rando. Sachant que Vik est la ville la plus pluvieuse d’Islande… nous pouvons avouer que la chance était avec nous !

21 juin 2017

C'EST L'ETE ...

C’EST L’ETE ici comme chez vous, mais pour nous ce sera une journée hivernale avec de la pluie et entre 8 et 10° au thermomètre.
Réveil extraordinaire en compagnie du glacier et d’un couple de labbes parasites… mais des oiseaux, nous vous en reparlons plus tard.
Malgré le temps, nous ne résistons pas l’envie de retourner à Jokulsarlon pour revoir ce ballet d’icebergs sur la lagune. Toujours en mouvement, ces masses de glace nous offre un autre paysage aujourd’hui. Un spectacle féerique.




Sans trucages ni retouches


Ensuite nos guides nous recommandent la cascade de Svartifoss près de Skaftafell. A vue de nez on se rapproche de la capitale : beaucoup de touristes et donc beaucoup de parkings et d’installations touristiques. Encore un office de tourisme impeccable.
Nous randonnons tranquillement pendant 2 heures 1/2. Nous « buffons » tous les 4 dans la montée un peu sévère.
Bien fait de venir : la cascade est exceptionnelle. Encadrée par des colonnes basaltiques régulières. Drôle de phénomène géologique que ces tuyaux de roches parfaitement hexagonaux. Dame nature fait bien les choses.




Maisons traditionnelles à toit de tourbe gazonnée

La force de la nature




Pause nocturne près d’une rivière qui serpente dans un sandar.
Les sandars sont des régions plates et monotones dans le sud-est islandais. En altitude, les glaciers absorbent le limon, le sable et les graviers produits par l’érosion de la roche. Ces matériaux sont ensuite transportés vers la côte par les rivières glaciaires, ou de manière spectaculaire par les débâcles glaciaires, et se déversent dans d’immenses plaines désertiques. Ici, les sandars sont si vastes que le mot islandais est utilisé dans toutes les langues pour désigner ce phénomène.
Merci Lonely Planet, nous aurons au moins appris ça aujourd’hui… vous aussi peut-être ?

20 juin 2017

GLACIAL

8 degrés sous la grisaille qui se transforme en bruine.
Alors, chers lecteurs,  aujourd’hui préparez vous pour une journée glaciale.
N’hésitez pas, T-shirt, pull, polaire, imperméable, grosses chaussettes, bottes, capuche… vous pouvez oublier les gants (c’est mieux pour la photo) !
Nous vous emmenons à Jokulsarlon. Quand je vous aurais dit qu’ici un jokul est un glacier, comme un fjordur est un fjord et un foss une cascade, vous comprendrez ce méga harnachement.
C’est parti.

Voila la plage de sable noir. Noir c’est déjà pas courant, alors d’y voir des blocs de glace c’est plus que surprenant. Je vous explique : le glacier Vatnajokull domine la mer, en fondant, malheureusement trop vite, il a formé une lagune où se bousculent des petits icebergs. Petit à petit, ces blocs de glace empruntent la courte rivière qui relie la lagune à la mer. Au gré des marées, la mer s’amuse à disperser ces blocs sur la plage.
C’est un effet magique et irréel. Du blanc, du bleu, du translucide, du lumineux… sur une grève noire.  C’est une splendeur.





Venez avec nous le long de la rivière pour rejoindre la lagune. Regardez, nous apercevons les icebergs sur fond de glacier. Le temps est bouché, mais vous allez voir, la féerie va opérer. Des formes étranges, des bleus qui côtoient des blancs et noirs, des transparences éclatantes, éblouissantes. OUAH !! Avancez sur la plage, montez sur les talus, admirez l’impensable. Un faible rayon de soleil arrive à éclaircir la scène.
Je crois qu’aujourd’hui mon vocabulaire va trouver ses limites…
Alors je vous laisse devant ce tableau bercé par les courants.
Chut !















Rares arlequins plongeurs








Juste un retour à la réalité pour vous donner la mesure du glacier d’où viennent ces icebergs. Il fait 8400 km² (c’est à peu près la Corse) et par endroit l’épaisseur est de l’ordre du kilomètre. Beau spécimen !

Imaginez notre merveilleux décor au bivouac, un peu frisquet, face au glacier et aux icebergs. GEANT !