21 juil. 2017

ILES FEROE



ILES FEROE. Pour l’instant c’est pas le pied. 11h : 11°.
Nous sommes encore sous la pluie, très dense. Paraît qu’elle tombe en moyenne 260 jours par an !
Un tour à l’office de tourisme nous rassure quand même un peu sur la météo à venir.
C’est parti. Objectif les îles du nord.
 
50 000 habitants, ça simplifie la numérotation


C’est quoi les Iles Féroé, au fait.
Un territoire de 1400 km² que se partagent 50 000 habitants et 80 000 moutons.
On est donc là à 36 Féroïens au km² (contre 2,7 en Islande). Nous allons avoir l’impression de foule ici !
Torshavn en compte 16 000 et la 2ème ville est Klavskvik, dans l’île du nord, avec 5 000 habitants.
C’est extrêmement morcelé puisqu’il n’y a pas moins de 18 îles, reliées par pont ou par tunnel. Nous pouvons en visiter 4 sans problème. Pour les autres, bateaux obligatoires ; on évitera.
La mer est visible presque partout. Aucun point du pays n’est à plus de 5km des côtes.

C’est une province autonome du Danemark, avec son propre gouvernement. Seules les questions de défense nationale restent gérées par le Danemark. Pas dans l’Union Européenne, ni dans Schengen. Cependant il n’existe aucun contrôle douanier sur tout le territoire.
La province autonome voudrait bien devenir grande. Un référendum sur l’indépendance totale a été organisé en 2004. Et bien, avec 91 % de votants, 50,7 % de la population a voté oui. Que nenni, le Danemark a continué à refuser. Il a fait fi du vote des électeurs (on a déjà vu ça quelque part chez nous…). Statu quo donc depuis. Sauf que les indépendantistes continuent leur lobbying et un nouveau vote est déjà programmé pour avril 2018. Wait and see.


Première journée très emballante.
Bien que tardif, le soleil a bien voulu nous accompagner pour une promenade fantastique sur l’île de Vidoy, à Vidareidi. Tunnels nombreux, larges, étroits, lugubres, gratuits… et un de 7km payant.
Des sommets à plus de 700 mètres plongent en direct en mer. Petits ports très colorés. Maisons coquettes. Routes à flanc de falaises. Belle première impression.


Comme en Islande, les bébés dorment dehors












Nous plantons nos camping-cars près de Muli, face au Villingadasfjall point culminant des îles du nord à 840 m. C’était notre lieu de ballade cet après-midi. Fantastique avec le soleil qui vire à l’orange sur ces pentes rocheuses.

20 juil. 2017

DE L'ISLANDE AUX ILES FEROE

Dernier matin islandais


Rendez-vous à 9h30 au port.
Embarquement immédiat dans le ferry pour les passagers.
Patrick aura la chance d'entrer avec les premiers véhicules. François aura droit aux dernières files, il nous rejoindra seulement à 11h30.
Le temps s’écoule très lentement. Rien à voir. Temps gris et venté. Pas de sorties sur le pont.
Soirée écourtée because nous devons libérer les cabines à 2h du mat’ pour aborder aux Iles Féroé à 3h.




Couleurs de Seydisfjordur


Fini l'Islande !


ILES FEROE
La pluie est encore là quand nous débarquons dans la NUIT retrouvée. Bizarre, nous avions oublié la noirceur, les lampadaires. Le jour pour chercher sa route c’est extra.
Heureusement, un luxembourgeois, notre voisin de parking sur le ferry, nous a donné les coordonnées GPS d’un parking de centre commercial d’où on ne se fera pas virer. Aux Féroé tout camping sauvage ou sur les parkings semblent complètement interdit. A vérifier.
En tout cas, à 3h30 du matin, nous trouvons sans problème (merci Maps) cette adresse pour finir notre nuit. Rassurés.

19 juil. 2017

DERNIERE JOURNEE ISLANDAISE

Un couple de courlis enchante notre réveil. Grand soleil, douceur.
L’Islande nous nargue. Pour notre dernier jour :un record de « chaleur » !

A Egilsstadir, rencontre de Dominique et Yves, un couple d’Arradon, avec qui nous avons vécu le Paris-Pékin-Istanbul en 2014. Ils viennent d’accompagner un groupe pour Cap Latitude durant 4 semaines. Ce n’est pas leur premier séjour en Islande mais leur engouement pour ce pays reste le même.

Sur la route vers notre port de départ, le lac que nous avions vu en partie gelé à notre arrivée le 15 juin a retrouvé ses ondulations. Le passage du col est lumineux aujourd’hui, mais un vent violent souffle en rafales. Ça rafraîchit à peine l’atmosphère qui reste à 17°-18°.


Nous retrouvons les berckois pour un déjeuner en terrasse (le premier et le dernier) à Seydisfjordur. Succulent repas de morue en papillotes pour les uns et de tranches de fameux gigot pour les autres.




Avec très peu d’entrain, nous empruntons une partie d’un raide chemin vers une cascade… trop loin pour notre motivation. Nous faisons juste une pause à une sculpture sonore en béton. 5 dômes de tailles différentes. On s’essaie à remplir l’espace de sons harmonieux qui résonnent. Courte promenade.




Notre énergie touristique est à plat.
Nous nous échappons du bourg pour nous planter pour la nuit, une dernière fois, devant un décor de fjord de toute beauté.
Dernières vivifiantes respirations islandaises.

18 juil. 2017

PORTRAITS "FAUNIQUES"

JOURNEE DE LIAISON
Nous avons terminé notre exploration de Myvatn et de sa région, riche en phénomènes géologiques et en avifaune. Plein Est vers Egilsstadir.
En route, partout, mais vraiment partout où c’est possible, les fermiers sont à faire les foins pour préparer le long hiver des bêtes qui seront rentrées en septembre dans les étables et bergeries. Sachez qu’en Islande, en raison de la géologie, seulement 1 % des terres sont cultivées.

Nous faisons une incursion dans le village de Modrudalur, et encore une piste. C’est désertique au possible. Là, quelques jolies maisons plutôt récentes dont les soubassements sont en tourbe, à l’ancienne. Un embryon de site touristique pour aller randonner vers le Herdubreid (la montagne aux épaules larges) qui culmine à plus de 1800 m dans les parages. Neiges éternelles. Des nuages « chantilly » le chapeautent.




Et, là encore, une église lilliputienne, parfaitement entretenue. Y’a pourtant pas l’air d’avoir beaucoup d’âmes qui vivent ici… enfin, elle offre un moment de recueillement aux touristes, c’est déjà bien.




Notre pause à Egilsstadir sera technique. Courses, pleins eau et gasoil pour le camping-car, Wifi après une semaine 100 % nature. Nous récupérons aussi notre bouteille de gaz laissée il y a 5 semaines. Comme les embouts ne sont pas les mêmes en Islande, nous avons dû acheter une bouteille à l’arrivée. Tout est prévu, la station service identifie et garde nos bouteilles françaises jusqu’à notre retour. Service impeccable. François a même la surprise de récupérer l’équivalent de 40 € pour la consigne. Chouette.
Nous retournons vers le lac Lagarflot pour une soirée au bord d’une rivière. Tranquilles mais avec un peu le bourdon habituel de la « finitude » du voyage.
Pendant ce temps là, Christiane et Patrick sont partis découvrir un dernier fjord. Impossible pour nous, encore une piste annoncée difficile, incompatible avec notre Dutaco.

Une journée light, c’est l’occasion de vous faire découvrir quelques échantillons des volatiles rencontrés sur le sol islandais. Et ici, c’est vraiment impressionnant le nombre d’espèces nouvelles pour nous.


Galerie de portraits

Attention. Oiseaux prioritaires

?

Courlis

Cygne chanteur

Eider à duvet

Bécasseau ?
Drôle d'oiseau

Grive mauvis

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Arlequin plongeur

Labbe parasite

Pluvier doré
Huîtrier pie

Guillemot de Troil

Macareux moine

Pingouin torda

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Barge à queue noire

Chevalier ganbette

Mouette tridactyle

Sterne arctique

Phalarope à bec étroit

Grèbe esclavon et ses petits bigarrés

Plongeon inbrin

Fou de bassan

Dans ce petit inventaire, il manque le plus important. Celui qui a été notre fil rouge pendant tout notre voyage. Je veux parler de la bécassine des marais. Nous avons découvert cet oiseau, qui est commun aussi chez nous. Mais jamais, nous ne l’avions observé. Avant de l’identifier, nous l’avions surnommé le « bombardier », à cause de son vol en piqué et du bruit qu’il produisait. Nous avons appris en cours de route que ce bruit est provoqué par l’échauffement des rémiges quand il descend à grande vitesse.
Tous les jours nous avons droit à son ballet musical… vraiment beaucoup trop rapide pour espérer le figer en vol sur une photo. Dommage, dommage.